Date fatidique de mes débuts en photo, le 11 septembre est cette date qui officie comme étant la date anniversaire de mon parcours annuel.
Pas de familiarité, rien d'exceptionnel, une simple envie de marquer le coup. Après tout, ce n'est qu'une fois par an et un bon prétexte pour user de quelques tournures.
Après des rencontres, des échanges, des projets et d'agréables résultats, j'entame un second cycle avec une témérité encore plus grande, des envies de projets plus ambitieux et plus déterminés, une volonté perpétuelle d'aller vers quelque chose de plus grand.
Suite à un petit bilan, j'ai aujourd'hui conscience d'un réel potentiel photo qui subsiste, non pas seulement en moi, mais en certains contacts avec qui j'échange, avec qui je projette et ces envies qui ont maturé au fil de ces séances.
Aujourd'hui lucide quant à cet univers qu'il me semblerait juste et intelligent de nourrir, tout en alliant le monde théâtral qu'est le mien et qui m'est absolument fondamental, je sais me reconnaître dans ce que j'aime et sais faire.
Sans m'attarder, je tenais à remercier ceux qui se reconnaîtront naturellement, ceux qui ont partagé un bout de chemin pour de beaux résultats, de nombreuses personnes talentueuses que j'ai rencontré et certaines humainement extraordinaires (et ceux qui ont la grâce d'allier les deux).
Bonne vraie rentrée à nombreux d'entre vous, je joins quelques extraits photos ci-dessous.
Des séances plus alternatives, créatives, artistiques
Juste à titre d'extrait (et non-exhaustif), d'autres travaux récents ou anciens récapitulés à venir plus tard..
Crédits :Geoffrey Benoit, Marie Vosgian, Fanny Dussol, Julie Michelet, Franck Burkhalter, William Derennes, Marilyn Mugot, Malone, Justin Winz,
Non pas différent de l'épisode Jackson (et que d'autres victimes de ce phénomène ancestrale, tout comme Mozart à son époque), j'ai retrouvé dans les réactions liées à la mort d'Amy Winehouse, toujours ce pathétique qui engendre une prolifération d'humour noir généralisé assez douteux.. !
Par ce que visiblement, c'est tendance d'être critique et encore mieux quand c'est réducteur, je tenais à y apporter mon grain de sel. Peut-être pas en tant que fan, car là n'est pas le but et que ce n'était pas vraiment le cas. Je l'admirais et j'attendais comme beaucoup que des merveilles se passent à l'échelle de ma génération où plane un certain chaos musical..
Crédits :Amy Winehouse - Love is a losing game
La notoriété ne rend en rien sa mort plus digne de reconnaissance. En revanche, je comprends que l'on puisse regretter la disparition d'une voix et d'un talent.
Après que ce soit les derniers attentats à Oslo ou la toxicomanie en général, je ne rendrais jamais le cas ou la mort d'Amy Winehouse plus importante que celle de n'importe qui d'autre.
Pourquoi la blâmer ? Finalement, je vois que de l'animosité envers elle et son addiction.
J'ose affirmer qu'elle a été une artiste totalement victime des méfaits de sa notoriété et je suis presque convaincue qu'elle faisait partie de ces artistes torturés dont le talent est à la fois une raison de vivre et un poids équivalent à une épée de Damoclès dont on attend fatalement que les tensions lâchent et que finalement tout s'écroule.
Une mort hors-norme est forcément contestable dès lors qu'on est une célébrité ? Je crois que c'est ici le meilleur moyen de la renvoyer à son premier état initial, celui de mortel aucunement invincible avec ses failles et chacune de ses erreurs, aussi contestables soient-elles.
Par ce que visiblement, sobre, on pourra au moins se rejoindre sur l'idée que cette fille avait du génie, j'en mets le parfait exemple :
Voilà longtemps que je ne m'étais pas attardée sur un article. Parfois quand je m'absente, c'est aussi signe que les mots n'ont pas eu assez d'espace pour être formalisés.
Ecrire, c'est aussi éprouvant. Ecrire, c'est aussi une affaire de force et de prouesses. Particulièrement ceux pour qui écrire représente un enjeu.
Et puis, il a fallu d'une petite remarque, d'une petite attention touchante de la part d'une personne que j'affectionne, qui a souligné une forme de pertinence quant à mes articles, à ma façon d'écrire que l'envie m'est quasi immédiatement réapparue en arrivant devant mon écran. Et c'est le sentiment inversé qui s'est généré, c'est l'envie de remercier certaines personnes que j'ai croisé en chemin, dans toutes mes expériences, tant photographique que théâtrale, tant humaine que sentimentale et affective.
Je ne vais pas citer de noms à tout va mais je crois, sans aucun doute, que certains se reconnaîtront par ce qu'on se le dit, par ce que la vie, c'est des chemins qui se croisent sur des projets et qui progressent sur l'humain.
Il y a la famille, il y a les amis et il y a ceux qui t'accordent du crédit. Ceux qui, initialement intéressés, sont aussi bouleversés par certaines rencontres. Quand l'humain dépasse des limites et désire outrepasser les intentions prévues au départ. Des rencontres, des amis, des partenaires, des intervenants, des passionnés, un amour.
Certains ne liront pas ce blog, car je ne l'ai pas forcément rendu aussi public que cela, ou pour d'autres raisons, mais de formaliser ces pensées en une idée, en un remerciement, ça m'émeut de vivre une vie ainsi. Et à savoir que ce n'est que le début, je suis impatiente de rencontrer l'humain bon, l'humain qui vit pour son genre, son épanouissement, son évolution constante, pour le talent, pour l'Homme et l'Art.
Je me lance dans une grande aventure aussi scabreuse qu'incroyable. J'ai ceux dont la critique aura toujours un sens, un impact, une portée pour ainsi devenir meilleure et m'améliorer, pour me grandir comme l'a si bien dit une metteur en scène qui a croisé mon chemin. Et il y aura toujours ceux dont le savoir sera une richesse, et dont la rencontre est un immense cadeau du ciel.
Si j'ai ce pouvoir de faire de mon ambition une réalité, j'aspire à le vivre avec des personnes aussi immensément géniales, ceux pour qui je porte un amour sans condition.
A défaut de poster continuellement mes diverses recherches pour des projets, collaborations ou autre, je pense passer par l'intermédiaire du blog pour au moins les regrouper en un article.
ANNONCE A : Shooting "Reptiles"
Recherche pour projet avec des reptiles à former une équipe pour un shoot studio et/ou extérieur.
Intervenants idéalement souhaités : PHOTOGRAPHE - COIFFEUR - MAQUILLEUR - STYLISTE
Des idées et supports à l'appui pour alimenter la thématique du shooting.
PS : Evidemment, si je me permets de proposer ce projet, c'est que j'ai déjà accès aux serpents et que la présence d'un dompteur est assurée.
ANNONCE B : Shooting "Couvent"
Accès à un sublime (ancien) couvent possédant une très belle cour et jardin pour shooting. Lieu visitée, un charme fou. Tout est d'origine ! De quoi capter des images originales et uniques.
Intervenants idéalement souhaités : PHOTOGRAPHE - COIFFEUR - MAQUILLEUR - STYLISTE
Limite d'accès le 5 juillet 2011
J'en ai d'autres en tête, j'attends d'élaborer un peu mieux l'idée et je la soumettrais comme ici. Qui plus est, j'ai peut-être 2/3 autres plans à confirmer.
N'hésitez pas à me contact en indiquant la lettre de l'annonce (A, B, etc.) et/ou le titre, votre intervention dans le shooting, un lien vers votre travail ainsi qu'à me demander de plus amples détails, si vous le souhaitez.
On connait tous cette réplique autour du dimanche, source de morosité, de mélancolie ou du sentiment incontrôlable d’un malaise qui pèse comme au dessus nous.
Ca me fait vivement penser à un spleen deBaudelaire :
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Crédits :Jeremy Dewez
Appelé vulgairement « le blues du dimanche », visiblement seul et uniquement moyen assez niais proposé pour qualifier ce sentiment, j’ai personnellement cru, jusqu’à mon adolescence, que j’étais la seule à vivre ce genre d'épisode.
J’ai nécessairement pensé à faire des corrélations, essayé d’en chercher l’origine, tenté de voir si la conscience permettait d’alléger ce sentiment - même si cet article n'a pas la prétention d'amener une quelconque réponse, je parle seulement de mon propre questionnement et de ce constat.
Je crois qu’en grandissant, ça s’apaise et on relativise. Le sentiment persiste et il persistera toute une vie, car les dimanches sont infinis mais que finalement, on y trouve du beau dans tout ça. En tout cas, personnellement, j’y trouve du beau car c’est tout simplement humain de désapprécié la vision d’une fin et d’appréhender un renouveau. Que dans ce type de réalité, ce qu’il y a de bon à constater, c’est de réaliser de la vulnérabilité des êtres que nous sommes et des fluctuations que génèrent notre vision du temps ; le rapport au passé, au présent, au futur, à ce queHeideggerappelait l’ekstase. C’est l’être dans le monde, l’expression du Dasein.
Le climat actuel de ma vie m’invite à me poser de nombreuses questions.
Des questionnements sur moi, mais aussi sur autrui. Sur moi, par rapport à autrui, et autrui par rapport à moi. Sur ma place dans l’espèce et la place que j’accorde à l’autre à notre espèce. A tout cet espace dont nous disposons et toute cette matérialité malléable dont nous avons accès, soit à tout ce que la nature et la technicité de notre genre nous permet de faire et d’aboutir.
J’ai longtemps eu cette question du quietisme, concept que j’ai retrouvé en philosophie – pour le moment, uniquement chez Sartre, dans tout son Œuvre existentialiste – comme étant cette tendance à anéantir toute la portée d’un acte que nous pourrions commettre au profit d’une action collective qui aurait un impact universel. C'est une façon de minimiser la considération de cet acte et de son incidence dans le monde.
Le sens littéral et doctrinal (concept non sartrien) veut que ce soit une « Doctrine de quelques théologiens mystiques dont le principe est qu'il faut s'anéantir soi-même pour s'unir à Dieu, se tenir dans un état de contemplation passive, et regarder comme indifférent tout ce qui peut nous arriver dans cet état »
Mais non sans loin de cette doctrine initial, l’idée existentialiste veut ici anéantir le plus grand fléau du genre, la passivité de l’homme dans l’action. Dans sa propre action, mais aussi comme action inscrite dans la chaîne causale des effets de notre monde – de par les besoins de la collectivité, à savoir agir dans le bien de l’intérêt général.
Ici, c’est la sage volonté de croire en ce que notre unique et singulière action est un bien universel et que sa portée est réellement efficiente. Lire ici Sartre disant : « Le quiétisme, c'est l'attitude des gens qui disent : les autres peuvent faire ce que je ne peux pas faire »
Je ne me souviens plus de l’exemple de Sartre – quoique ses exemples ait toujours été très pertinents et irréprochables, un homme toujours très pragmatique – mais je pourrais le formuler de la façon suivante :
Supposons le cas du don du sang, nécessitant des contributions et dons nationaux pour alors subvenir à des besoins, des soins quand des transfusions ou autre sont nécessaires. Dans la volonté de cette action, il est évidemment demandé que sur la base du volontariat, les personnes désirent délibérément donner une contribution.
Souvent les personnes empathiques ou se sentant concernées agissent mais dans le cas échéant où l’implication ou le vécu est minime, la personne considérera que sa donation n’a pas réellement d’incidence étant donné que tant d’autres personnes agissent. Or, si cette tendance à pensée de la sorte était générale, croyez bien que l’action de façon collective serait – non pas anéantie dans ce cas précis - mais ralentie ou altérée.
Ce concept du quietisme m’a longtemps trotté à l’esprit et m’a souvent poussé à agir en considérant que petit individu que je suis dans le monde, j’avais cette voix qui faisait la différence si tout le monde le pensait comme moi – comme dans le rapport au vote, par exemple. C’est une façon de sortir de l’individualisme et d’en trouver les bienfaits ailleurs.
Tout comme, à titre d’autre exemple, le suivant :
Si seulement cette personne qui passait derrière moi m’avait prévenu que je venais de perdre mon portefeuille, je ne serai pas dans l’embarras de devoir procéder à nouveau aux démarches administratives contraignantes. Or si, dans l’hypothèse j’avais été ce fameux passant remarquant la perte du portefeuille de la demoiselle et que je lui avais signalé, je ne serai pas en train de subir, moi personne ayant perdu le portefeuille, les conséquences de la malveillance ou négligence d’une personne.
Ce serait donc la capacité de se transférer à la place de l’autre dans une action, afin de réaliser (comprendre ici « prendre conscience ») des bienfaits de notre action et de ses répercussions. Et si cette action se répand, elle génère des comportements positifs.
Nous sommes dans le schéma type de l'éthique de réciprocité, règle morale fondatrice d'une certaine harmonie et pacificité universelle.
C’est donc accorder à soi, comme à l’autre un crédit essentiel à son action et c’est ainsi une manière de reconsidérer la masse, ce rapport à la collectivité qui est véritablement constituée de l’unicité de chacune de nos âmes et consciences qui s'auto-soutiennent.
Après longue réflexion, j'ai pleinement décidé d'interrompre le précédent blog pour des raisons esthétiques mais aussi à cause de la mauvaise restitution de la qualité et de l'authenticité des images.
C'est avec grand regret que je vais abandonner ce qui m'a servi de tremplin mais je ne me vois absolument pas laisser, sans scrupule, mes quelques articles qui officiaient là-bas. En cela, j'ai décidé de les restituer un à un ici, tout en y mentionnant la date d'origine à laquelle je les avais postés.
Je ne vais sans doute pas le faire d'une seule traite, mais plutôt par cohérence ou dynamisme.
Au plaisir de restituer la nostalgie du précédent blog et de pouvoir enchaîner sur cet élan qui s'agite en moi,
Lou
Pour ne pas altérer ni modifier les bonnes vieilles habitudes, je continue à poster des musiques à chaque fin d'articles. Pour celui-ci, j'y mets un morceau que j'affectionne très particulièrement.
Ca fait déjà quelques temps que je n'avais pas pris ni eu le temps de poster un article. Et je n'ai pas spécialement actualisé mes séances non plus.
Quelques séances passées depuis, de nouvelles photos livrées et toujours cette censure Facebookienne..
Pour commencer par la censure, par ce que j'aime ce débat de l'infraction et de l'absurdité de cette censure, je vous poste ci-dessous les vilaines images :
J'attends encore deux photos de cette série. D'ailleurs, elle est destinée à une publication, livre sur le thème "Je suis" d'Eric Verrot.
Je dois rédiger un texte sur le concept de l'ingénue, sur le pourquoi, le comment, les raisons qui me poussent à l'associer à ma personne et qu'est ce que cela m'évoque et m'inspire.
Un shooting beauté ambiance années 50/60, par Denis Pol-Depiesse :
Autre shooting beauté, étrangement de la même époque, le photographe est ici Clovis Lalanne et la maquilleuse Mai :
J'aurai encore plusieurs séances à vous poster mais je préfère le faire en deux ou trois temps. Il n'y a pas de mal à prendre son temps.
Et une petite musique du dimanche. Chanteuse (et groupe qui plus est) à découvrir absolument, Hope Sandoval - "Suzanne" :
Voilà quelques temps que je n'avais pas pu prendre ce temps de poster un billet. Et comme le temps me manque encore, je me contenterai d'un billet récapitulatif de mes photos avec Jean-Christophe Lagarde.
Pour ceux qui connaissent un peu le travail, on reconnait très aisément le lieu et ce parquet qui fait aussi la patte de Jean-Christophe Lagarde. On a aussi utilisé une chaise de piano sur lequel on a fait évoluer la série.
On a tenté de jouer d'une atmosphère, mi réelle, m-fantasmagorique.. Laissant place au pragmatisme de la sensualité et à la légèreté du rêve.
"Et si le sensuel était essentiel", je dis bien "Et si". Mais à travers cette suite de la "Séance sensuelle et sans suite" (ce sont les tests numériques de la séance qui s'avéraient être de très bonne qualité et qui n'ont subi quasiment aucune retouche si ce n'est un passage au noir et blanc), nous retrouvons ici tout un potentiel qui ne perd pas de son cachet, de son importance. C'est ici un début d'érotisme mais surtout une forme de mise à nu, de dévoilement pudique (car finalement, on ne voit pas tant que ça) mais aussi et toujours pas d'exhibition.
La sensualité, c'est le juste milieu qui ne connait ni débordement, ni rétention. Un appel à l'expression corporelle la plus personnelle, et la plus intime sans une volonté de montrer sans retenue. C'est un acte d'érotisme réfléchi et mesuré qui s'obtient seulement grâce à un savoir-faire ou à une aptitude innée - n'est pas sensuel qui veut.
Ceux qui se concentrent sur les seins dénudés sont dans l'erreur.. Car l'action se passe ailleurs, la nudité n'est ici qu'accessoire.
Voici une nouvelle expérience et pas des moindres, la vidéo..
J'espère que vous saurez apprécier les petites subtilités, le choix de Bashung en fond musical, et comme je le disais, les états de Lou L'ingénue..
Une chose est sûre, cette vidéo n'est que le commencement de cette expérience et j'espère que le résultat des prochaines vidéo ne sera que crescendo avec toujours plus de recherche, d'engouement et d'élaboration.
J'ai pas trouvé mieux comme intitulé.. Et il y a en prime une jolie référence à Gainsbourg.
Ce sont les photos d'une séance faite au polaroid, ma toute première expérience qui fût un régal tant par le déroulement de ce type de séance, l'implication très particulière pour chaque pose, chaque image, la recherche d'une expression forte et intense que par la sympathie du photographe (nom que je ne peux mentionner).
C'est vrai qu'il y a cette petite pression (par le déclenchement et le fameux "clic" d'un appareil polaroid) à comparé d'une séance numérique. On évite de gâcher chaque prise, les essais sont limités, il faut garder les poses plus longuement pendant les test, etc.
J'espère que, comme l'intention du photographe, vous trouverez ces photos particulièrement sensuelles. De mon côté, je suis très contente de cette séance et du résultat. D'ailleurs, ces photos sont en vue d'une publication.
PS : J'ai quelques brutes numériques, elles aussi très belles. Je pense en publier quelques unes !
Après la censure, je suis certaine de poster sans crainte mes photos ici, éxhibant presque très innocemment un sein et parfois deux, de façon plus assumée.
Ici, l'inspiration dite "Vogue" est tirée des look de la Madonne de son album éponyme. Voir vraiment ici qu'une inspiration..
J'ai pour projet de faire un shooting beaucoup plus élaboré et plus méticuleux, et dont le concept ne serait plus une inspiration mais une véritable seule et unique source. Donc.. "Vogue Project" pour bientôt j'espère.
Visiblement, je suis et resterais victime de la censure de Facebook (comme beaucoup d'innocents malheureusement..)
Après deux mois d'accalmie après des signalisations et suppressions abusives de photos et de profils (4 profils), je dois subir la fastidieuse jalousie de certain(e)s et la censure excédée de l'administration de notre Facebook chéri tant aimé pourtant..
Je vais donc procéder à des publications via mon book (http://mademoiselle-lou.book.fr) mais aussi par le biais de ce blog qui était aussi destiné à partager mes expériences.
Comme je disais, voici les coupables, les méchantes photos qui touchent à la petite sensibilité des adorables administrateurs (promis, j'arrête mes sarcasmes !). Ici, je suis certaine qu'elles survivront et qu'il n'y aura aucune censure possible !
C’est marrant de constater à quel point le fait de côtoyer un milieu dit « social » rend tellement plus empathique, disponible, sociable. Il y a une certaine purification des rapports, une abstraction relative aux intérêts individuels, une amorce vers une disponibilité strictement philanthropique.
Je ne crois pas que nous soyons tous faits pour cela et tous prédisposés à répondre de cela mais, il y a une révélation réelle convaincante ou non (comprendre ici, que tout le monde en est capable mais pas avec la même aisance, la même intensité, un même revirement). Et tout l’enjeu est là, l’opportunité de saisir ou pas ces instants qui nous inscrivent dans une humanité plus grande, plus pure, un retour à l’essentiel du genre.
Je crois qu’il faut véritablement s’y aventurer, s’efforcer de se réaliser ponctuellement, ou plus longuement par ce biais. C’est un réel travail générique (voir par là « du genre humain ») vers une humanité meilleure, qui se densifie pas à pas avec l’implication de chacun, avec l’investissement de nos âmes parsemés de par le monde entier, pour autrui.
Ce qu’il y a de pure et de beau dans ces initiatives, c’est l’aspect désintéressé, cette recherche immuable de donner pour la beauté du geste et de n’avoir rien en retour que le constat agréable d’une action bonne qui prend forme dans la réalité. La plus grande satisfaction étant de ne pas recevoir, d’être dépourvu de toute attente ; condition étant la plus absolue.
Cette action est authentique seulement en cela et le temps de cet instant, l’âme n’est plus seule dans le monde mais elle devient « le monde ».
Mais quelle difficulté que de renoncer à ces privilèges, à l’accessibilité de tout ce que l’on possède, à l’édifice de tout ce qu’on a bâti pour nous, notre avenir, notre projet. Ce sentiment de mériter tout ce que l’on possède au détriment de ceux qui subissent la pauvreté qui leur est infligée.
Alors oui, tout ce nuance. Ce rapport au mérite, l’organisation de la société dans laquelle nous vivons, les choix idéologiques qui sont prônés au sein de nos Etats restent des choses auxquelles on adhère ou pas, choses auxquelles on se soumet ou pas, choses pour lesquelles on opte ou alors renonce pour des valeurs d’égalité ou d’équité, juste par ce que ces personnes pauvres et démunies , ça pourrait être nous et que l’on aimerait savoir et voir autrui agir pour ce genre d’idée – l’universalité comme fondement – vis-à-vis de nous.
C’est la capacité ultime de se mettre à la place de l’autre, de véritablement réussir à sacrifier de sa vie en prenant conscience que c’est simplement le hasard qui nous a épargné de la misère et qui nous offre le luxe d’un cadre agréable.
Avant de jeter la première pierre sur celui qui quémande deux ou trois pièces pour manger et survivre, je préfère blâmer cent fois plus la capricieuse qui m’horripile de ses frustrations insignifiantes et superficielles. Et cela, comme pour celui qui joue de l’accordéon dans le métro (qui visiblement emmerde tous ceux qui sont certains de trouver un toit chaque soir) et qui a mille fois plus de légitimé que n’importe qui à solliciter son semblable pour de l’aide.
Avant de rejeter celui qui est différent seulement par ce que le hasard de la génétique n’a pas voulu le rendre similaire à ce que nous, humain, nous appelons communément normalité ou standard, acceptons-le pour ce qu’il a à offrir ou pour ce qu’il mérite de recevoir également.
Je vais finir sur ces quelques mots avant d’en devenir véhémente (et seulement par ce que ça me touche).
J’invite juste à réfléchir sans chercher à endoctriner qui que ce soit. Cela reste juste une façon d’éveiller les consciences à qui veut avec le respect des choix et des vies de chacun.
Si j’arrivais à toucher ne serait-ce qu’une personne, je m’en sentirai deux fois plus vivante aujourd’hui car je saurai que mon investissement dans tous ces mots aura eu son utilité et un impact sur quelqu’un et je crois en ça concrétisation réelle.
Vivre en croyant en un monde meilleur est la plus sage des philosophies.
Une très belle, agréable, mouvementée mais douce nouvelle année.
Des bonnes résolutions ? Je suis une grande adepte de spontanéité et je ne crois pas en ces instants déterminés comme revendicateur de point de départ pour chacune de nos initiatives.
Que ce soit le 7 mars ou le 14 novembre, un lundi comme un jeudi, un matin en se levant ou un jour de tragédie, notre conscience peut agir à chaque instant et je pense qu’il faut croire que l’on peut changer, et cela tous les jours.
Je vous souhaite à tous le meilleur et si ce ne sera pas cette année, construisez votre avenir et croyez en vous.
Après une coupure de courant intempestive ce soir, j’ai pu faire à nouveau « l’expérience moderne » de l’addiction aux technologies.
Je mentionne "à nouveau", car étant de confession juive (même n’étant pas croyante, j’ai tout de même baigné dans une éducation restant tendancieusement inscrite dans la religion, nous étions seulement des pratiquants de fêtes importantes – à savoir la Pâques juive, le Nouvel An juif qui se déroule en septembre pour nous et le Yom Kippour dit le « Jour du Grand Pardon »), j’ai pu à plusieurs reprises, à l’occasion de Kippour, connaître les restrictions technologiques (strictement interdites) à leur summum pour une durée de 25 heures, en plus des abstentions de nourritures et de boissons. Ca, c’est du jeûne !
Expérience stupéfiante (et à chaque fois !) et dur réalité que de constater cette dépendance malsaine à des technologies auxquelles nous accordons et nous attribuons une place immense (à défaut de dire, que par moment, démesurée).
J’ai eu d’abord la contrariété de voir mon ordinateur littéralement sauter sous mes yeux, puis l’état de frustration a émergé la bonne demi-heure suivante, puis arrive la phase d’acceptation.. celle où l’on s’accoutume et où l’on accepte le sort d’une nuit qui risque d’être longue (et cela, bien difficilement pour les noctambules et insomniaques comme moi). En arrive l’ennui et ce sentiment de vide qui pèse. Une coupure de courant commençant ou perdurant la nuit est des plus délicate, car l’absence de lumière est un handicape majeur.
L’accoutumance aux technologies est un fait, indéniable mais l’incapacité de lire (j’ai tenté de continuer mon Houellebecq à la bougie, impossible..), d’avoir une acuité correcte (car on se sent comme soumis à l’obscurité, on se prend des meubles ou le chat dans le couloir..), mon téléphone qui rend l’âme et cette impossibilité de le recharger la rendent invivable.
Les exemples sont nombreux et leur absurdité va assez communément avec. Plus particulièrement, quand on réalise de l’incommensurable importance qu’on leur porte et non pas de leur nécessité. Ce billet n’est absolument pas anti-technologique. Et encore moins avec les évolutions et avancées majeures grâce à elle, donc pas de terrorisme attribué à l’encontre de la technologie.. Sauf au regard d’une problématique, à savoir s’il est juste de lui accorder du crédit comme moyen d’émancipation de l’homme face à la nature (et de son état naturel primaire – dans ce cadre là, on englobe les sciences, la santé et toutes les évolutions « extraordinaires » ) ou à l’inverse, comme un asservissement grandissant et d’une aliénation malsaine à ses effets.
Ce qui est sûr, c’est que la détermination d’un état pathologique, tel que la « cyberdépendance » est aujourd’hui reconnue dans certains Etats comme la France et les Pays-Bas (il y existe des cliniques de désintoxication) et des résolutions politiques s’en suivent pour restreindre cette dépendance, cette accoutumance (même si à mon sens, la modération dépend principalement de la volonté et de notre conception de l’utilité de la technologie – et puis, l’isolement social constitue forcément une corrélation directe mais l’importation d’autres facteurs me semblent aussi primordial).
Je pense que je pourrais m’étendre très longuement sur la question en y plongeant sur le plan métaphysique, mais je pense que nous sommes en réalité très conscients.
La problématique ne doit pas être dénigrée car l’enjeu des dépendances est réel, particulièrement pour les générations futures qui naissent en pleine apogée et "délire actuel" d'amélioration constante et continuelle. Ma génération connaît déjà cet état très critique mais, la conscience subsiste. Il faut la préserver.
En espérant avoir éveillé votre curiosité sur le sujet, tentez l’expérience d’un Kippour une année, je conseille ça à tout le monde (en plus d’une utilité écologique si on lançait une journée similaire à Kippour mondialement – en dehors du jeûne alimentaire !).
Vivez l’expérience d’une abstinence de 24h sans électricité ni technologie, je peux vous jurer que c’est extrêmement difficile (Ceci incluant, cinéma et tout ce qui représente un caractère moderne).
A très bientôt,
Lou
Musique sur laquelle j'ai écrit l'article, je crois que je vais m'engager à publier une musique à chaque billet.. Un des rares derniers morceaux de Prodigy qui se vaut dans l'album Always Outnumbered, Never Outgunned.
Comme premier vrai et authentique billet de ce blog, j'aborde un style de musique très méconnu (particulièrement en France) mais pour lequel je porte beaucoup d’attention.
Mais qu’est ce que l’abstract hip-hop ? Y a le terme hip-hop.. Ca aide.. Mais encore ?
C’est un mouvement hip-hop qui se démarque pour de nombreuses raisons de la scène rap. De par ces thématiques et les sujets que le genre aborde, les préoccupations générales en sont bien différentes. L’engagement politique et social y est quasi totalement absent. Les paroles en sont plus souvent abstraites et poétiques ; le caractère plus lyrique.
Ce genre peut être absolument dénoué de paroles et on le qualifie dans ce cas de « hip-hop instrumental ».
Première exemple, une des mes premières références du genre DJ SHADOW :
DJ Shadow, de son vrai nom Josh Davis (né le 29 juin 1972 à Hayward, en Californie, États-Unis), est à la fois musicien, producteur, et DJ. Il est aussi reconnu comme une figure emblématique du mouvement abstract hip-hop . Il est le premier à avoir produit un album entièrement composé de samples. [Source : Wikipédia]
Comme deuxième exemple, l’attribution va à RJD2 :
RJD2, de son nom Ramble John Krohn, est un musicien trip hop et producteur né à Eugene en Oregon le 27 mai 1976. Il fait partie du label Definitive Jux et a produit des chansons pour de nombreux artistes. Il fait partie du groupe Soul Position avec le rappeur Blueprint. Il est aussi reconnu dans la scène de l’abstract hip-hop. [Source : Wikipédia]
Plus electro et plus hip-hop, PREFUSE 73 :
Guillermo Scott Herren, plus connu sous le nom de Prefuse 73 est un compositeur de musique électronique et de hip-hop.
Il utilise divers noms d'emprunt notamment Prefuse 73, Savath & Savalas, Delarosa and Asora, et Piano Overlord. Il débuta sa carrière en tant que DJ dans une petite boîte de nuit à Atlanta. Aujourd’hui il est signé sur les labels Warp Records et Stones Throw Records. [Source : Wikipédia]
Et je finirai par ce morceau, avec une grosse influence hip-hop par l’intervention d’AFU-RA et étant une production de DJ PREMIER, morceau de DJ CAM :
DJ Cam (de son vrai nom Laurent Daumail), né en 1973, est un DJ et producteur français de house music et abstract hip-hop, connu notamment pour ses productions d'abstract hip-hop (appelé aussi parfois « hip-hop instrumental »).
Les influences de DJ Cam sont diverses, du jazz au gangsta rap, en passant par la variété français. [Source : Wikipédia]
Par ce billet, je vous invite à approfondir les discographies des différents acteurs du mouvement cités. L’étendu est large, éclectique, profondément diversifié et ouvert.
De par la nature du genre, on retrouve des influences allant jusqu’à des emprunts sous la base du samplage et du remixage. La tendance du « concept album » est souvent de pair avec l’abstract hip-hop, d’où cette constance musicale, cet aspect expérimental et la présence de cette recherche musicologique innovatrice.
En espérant vous avoir mis au moins un pied dedans, à vous de vous y jeter ou de faire marche arrière.
Voici le premier billet de mon blog. Une manière de retracer les différents évènements en rapport avec mes séances photo, ce sera donc une façon de me suivre à travers chacune de mes expériences.
Je ne compte pas me limiter à cela. J'ai eu, antérieurement, des passions qui sont toujours actuelles mais pour lesquelles j'ai peut-être fait de nombreuses - mauvaise - concessions. En cela, j'envisage sans doute de retracer aussi certaines de mes lectures philosophico-métaphysique et littératures slaves (et autres, mais particulièrement, slaves), nombreux de mes attraits cinématographiques et musicaux, ainsi que mes virées artistiques, etc. (une liste exhaustive n'étant pas possible).
Je vous invite et vous convie littéralement à participer à chacune de mes interventions, et vous invite à me diriger vers ce qui fait votre culture personnelle. Tout débat y est ouvert car la liberté d'expression prône au sein de mes opinions.
Pour ceux que ça intéresse, un peu, beaucoup ou plus, je tâcherai de rendre ce blog vivant et interactif (par vos commentaires aussi).